DANS LES BRAS DE MAÏWENN

1 sept. 2016



Une délicieuse découverte. Un petit cocon douillet dans lequel on se sent au chaud. Avec cette réalisatrice de talent nous pouvons être sûr d'être dans de bonnes mains. Maïwenn est une actrice-réalisatrice qui nous heurte à des sujets qui blessent. Dans "Polisse" la pédophilie, et la maltraitance sur mineur sont abordé. Dans "Mon Roi" il est question d'emprise amoureuse et de douces manipulations.



Maïwenn

Maïwenn Le Besco ou Maïwenn est une actrice, scénariste et réalisatrice française née le 17 avril 1976. A 15 ans, Maïwenn rencontre Luc Besson sur le tapis rouge des Césars. En 1992, elle l'épouse et part vivre aux Etats unis avec lui, ce qui marquera une pause dans sa carrière d'actrice.

Elle jouera d'ailleurs le rôle de la cantatrice extra-terrestre dans le film "le Cinquième Element" de Luc Besson. 

Après sa rupture avec Luc Besson avec qui elle a eu un enfant, Maïwenn rentre en France, se remet au théâtre avec un one-woman-show et se remarie avec un homme d'affaire avec lequel elle aura un enfant. En 2011 c'est la consécration avec son film "Polisse". Maïwenn remportera plusieurs prix grâce à ce long métrage dont le Prix du jury au Festival de Cannes, le Prix Lumière du meilleur réalisateur. Elle est nominée aux Césars 2012 dans les catégories meilleur réalisateur et meilleur scénario original.
(Source : Cosmopolitain)

Elle est nommée en 2016 pour le César du meilleur film, ainsi que du meilleur réalisateur pour mon roi. Emmanuel Bercot, qui tient le rôle principal, remporte le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes de 2015. 


Coups de coeur


Le Bal des Actrices

Une réalisatrice veut faire un documentaire sur les actrices, toutes les actrices : les populaires, les inconnues, les intellos, les comiques, les oubliées... Filmant tout, tout, tout, avec ou sans leur accord, la réalisatrice va se prendre au jeu et se laisser dévorer par ces femmes aussi fragiles que manipulatrices...
(Source : AlloCiné)


Mon Avis

Comme Maïwenn n'aime pas faire les choses comme tout le monde, elle décide ici de nous délivrer le produit d'un documentaire légèrement mis en scène sous forme de comédie musicale. Ce film m'a beaucoup étonné, j'avais parfois des préjugés sur tel ou tel actrice et ceux-ci se sont envolés. J'admire ces actrices qui ont accepté de "montrer" leur vie ainsi alors que le monde du cinéma est un monde cruel qui pense souvent au profit en premier. 



Polisse

Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.

(Source : Allociné)


Mon Avis

Une chose qui m'a l'air bien propre aux réalisations de Maïwenn, c'est qu'elle n'expose pas cela dans le but de choquer, mais plutôt de sensibiliser les gens sur des sujets "tabou". Comme le récent "Spotlight" de Tom McCarthy où un journal lance une enquête à propos des viols qu'on subit des enfants dans des églises par des prêtres. Plusieurs accusations ont été étouffées et sont enfin mises à jour. Maïwenn, elle, entre dans le vif du sujet. La brigade des mineurs est au premier plan et approche des sujets choquant, pickpocket, viol, dénigrance sexuelle, et pourtant c'est exactement ce qui a lieu ici et maintenant. On a pour mauvaise habitude de critiquer le cinéma français, mais je crie haut et fort que Maïwenn est dans la même cour que les grands du septième art.




Mon Roi

Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Pour Tony c’est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer …





(Source : Allociné)



Mon Avis

Un film qui fait mal et qui blesse tant on s'approprie la situation de Tony. On a envie de l'aider à ouvrir les yeux. Ce film m'a littéralement brisée parce quand Tony a flanché à l'écran, j'ai su que si j'avais été elle, ça n'aurait pas été différent. J'aurais moi aussi réagi ainsi. Les relations toxiques sont parfaitement représentée, la manipulation et l'emprise du pervers narcissique enferme Tony dans une route sans fin. A la fin du film j'avais voulu en savoir plus sur ces pratiques "d'emprise". Je m'étais alors tournée sur cet article que j'avais trouvé très intéressant.

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